Aneth – Anethum Graveolens

l’aneth est une plante qui pousse à l’état sauvage dans certains pays d’Eurasie. Elle a plusieurs bienfaits et est toujours bien apprécié avec du poisson ou des cornichons comme dans cette recette de dorade à l’aneth


L’aneth (Anethum Graveolens – Apiacées) est originaire d’Asie mineure, il est d’ailleurs le sujet d’un traité médical égyptien qui remonte à 5 000 ans, ce qui signifie que les vertus de cette herbe aromatique, que l’on appelle encore fenouil bâtard, sont connues depuis bien longtemps.
Chez les Romains, il était symbole de vitalité, de sorte que les gladiateurs en consommaient dans leurs repas pour avoir plus de force et de résistance. L’aneth a fini par voyager aux pays du nord, c’est alors que les Anglo-saxons eurent aussi le coup de foudre pour cette herbe. 
Plante de la famille des apiacées, l’aneth pousse dans les climats chauds.
Sa grande tige vert bleuté porte de longues feuilles filiformes en forme de rameaux. Ses fleurs, jaune pâle, se présentent en ombelles. Ce sont elles qui contiennent les graines, fruits d’automne de la plante. Ces graines, ovales et brun clair, ressemblent aux graines de carvi. 
L’aneth pousse au bord des chemins ou sur les terrains vagues ; il aime les sols secs et pierreux. On le récolte principalement dans les pays scandinaves, la Russie et la Grande-Bretagne, entre mai et septembre.

Aneth sauvage, Anethum graveolens
Branche d’aneth sur fond blanc

Bienfaits

L’aneth est une plante très riche en propriétés médicinales. Feuilles et graines, en plus d’être comestibles et de parfumer agréablement les plats, peuvent soulager de nombreux maux quotidiens. Ainsi, de vieux recueils d’herboristes mettent en avant son efficacité sur le hoquet. On lui reconnaît également des vertus digestives et stimulantes : mâcher ses graines après un repas, c’est s’assurer d’une bonne digestion. Elles agissent donc efficacement sur le fonctionnement intestinal et leur goût, subtilement anisé et tellement frais, laisse une haleine fraîche.

En infusion, l’aneth est aussi reconnu pour avoir une action antispasmodique. Il est bon pour stimuler l’appétit et les fonctions d’élimination, notamment grâce à la grande quantité de potassium qu’il contient, à l’effet diurétique. Enfin, l’huile essentielle d’aneth est, quant à elle, d’avantage utilisée pour ses propriétés sédatives. Cette plante est en effet un formidable calmant naturel.

En cuisine Indissociable du saumon, l’aneth fait pourtant des miracles avec d’autres ingrédients. En sushi, salade, galette salée ou cake, cette petite herbe aromatique est très prisée pour des plats de la mer comme de la terre. Recette : Dorade aux agrumes

Recette : Dorade aux agrumes

  • 2 dorades de 350 gr, Poivre noir du moulin, Sel, 8 brins d’aneth, 6 tiges de menthe, 6 brins d’estragon, 4 citrons verts, 2 pamplemousses roses, 2 oranges, 2 citrons, 2 échalotes, 2 gousses d’ail, 1 petit piment rouge, 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, 1 cuillère à soupe de beurre, 4 feuilles de laurier, 380 ml de bouillon de poisson.
  • Nettoyez les daurades et rincez les bien, Salez et poivrez l’intérieur. Faites des incisions dans les dorades et placez l’aneth, la menthe, l’estragon et des tranches de citron vert sans le zeste, dans les incisions. Épluchez les pamplemousses, les oranges, les citrons et 1 citron vert, et pelez-les à vif. Pressez bien les pelures. Coupez les échalotes et l’ail en rondelles. Epépinez le piment et coupez-le en morceaux. Faites chauffer l’huile et le beurre à feu vif dans une grande cocotte. Faites-y revenir l’ail, les échalotes, le piment et le laurier pendant 1 minute. Ajoutez le poisson, les agrumes et le jus. Laissez mijoter 3 minutes. Pour finir Versez le bouillon par-dessus, couvrez et laissez mijoter 5 à 10 minutes jusqu’à ce que le poisson soit cuit. Servez avec de la purée.

Remarque

Aucune contre indication n’a été répertoriée a ce jour concernant l’utilisation de l’Aneth.

Pourpier (Portulaca oleracea)

Description du pourpier :

Le pourpier est une plante annuelle, herbacées, aux tiges rampantes s’étalant sur 10-30 cm On l’appelle aussi le pourpier potager, le pourpier des jardins, le pourpier maraicher ou encore la porcelaine. C’est une plante qui pousse un peu partout : dans les champs, dans les vignes, dans les terrains pauvres et compactés dans les potagers. Ses tiges charnues sont le plus souvent rougeâtres.
Le pourpier pousse dans les zones chaudes. Il aime le plein soleil, la chaleur et l’humidité. Les feuilles sessiles et charnues sont de forme obovales oblongues. Les fleurs jaunes, également sessiles, sont solitaires ou agglomérées. Le fruit est une capsule ovoïde, contenant de nombreuses graines, noires et luisantes.

portulaca oleracea sauvage comestible
portulaca oleracea en détail

portulaca oleracea
Pourpier sauvage comestible

Bienfaits du pourpier :

Doté de propriétés anti oxydantes, le pourpier, à la base du fameux “régime crétois”, contribue à la prévention des maladies cardiovasculaires.
Il est également diurétique, et donc très intéressant lorsqu’on veut nettoyer un peu son organisme des excès que l’on a pu faire : c’est un excellent aliment pour détoxifier l’organisme.
Très riche en Vitamine C (moins que le citron mais plus que la pomme)
Le pourpier est aussi riche en vitamine E et en minéraux.
Appliqué directement sur la peau, son suc est hydratant, adoucissant, cicatrisant, anti- inflammatoire, assainissant, antibactérien.
Il calme les irritations cutanées et favorise la cicatrisation des petites blessures.
Mâcher quelques feuilles calmerait l’inflammation des gencives et même les maux de gorge.
En tisane, les jeunes feuilles séchées sont diurétiques, dépuratives et calment les irritations digestives (une demi-cuillère à soupe par tasse).
En cas d’acné, on peut les associer au pissenlit (racine) ou à la pensée sauvage (fleurs) pour une cure dépurative.

Portulaca orelacea
Pourpier comestible à l’état sauvage

Cuisiner le pourpier :

Aliment peu calorique mais riche en oligo-éléments (potassium, magnésium et calcium). Les jeunes tiges et feuilles se consomment en salade. Leur goût est légèrement acidulé. Il peut être cuit dans une soupe ou une omelette.

Salade de pourpier à la fêta :

  • 400g de pourpier
  • 100g de fêta grecque
  • Quelques pignons de pin
  • Huile d’olive
  • Une betterave jaune crue
  • Citron

Préparation :

  1. Éplucher la betterave et la couper finement à l’aide d’une mandoline.
  2. Préparer une vinaigrette avec l’huile d’olive et le jus de citron
  3. Disposer sur les assiettes des feuilles de pourpier lavées et assaisonnées, décorer avec des tranches de betterave, ajouter des dés de fêta et quelques pignons de pin.
  4. Servir aussitôt

Attention :

Aucune contre-indication ni variété toxique n’a été répertoriée concernant le pourpier, mais il est toujours nécessaire de rappeler de bien laver les feuilles avant de les consommer en raison de bactéries ou insectes qui pourraient s’inviter dessus et causer des douleurs abdominales, nausées ou encore vomissements et perte de connaissance.

Lierre terrestre, Glechoma hederacea

le lierre terrestre est une plante sauvage comestible qui est très aromatique elle a un délicieux goût mentholé et peut être utilisée dans plusieurs recettes

Description :

Présent partout, dans les jardins comme dans les fossés, les bois, sur les pelouses ou les champs, le lierre terrestre est une plante vivace et rampante, que ses stolons rendent facilement envahissante.
Les fleurs, groupées par deux, trois ou quatre (parfois plus) à l’aisselle des feuilles, sont portées sur des hampes florales érigées dont la hauteur varie de 5 à 30 cm. Elles sont latéralement symétriques. Leur calice tubuleux et droit a 15 nervures et 5 dents légèrement inégales. Leur corolle bilabiée, longue de 10 à 20 mm, a un tube droit et saillant fait de 5 pétales soudés. La lèvre supérieure est dressée, plane et échancrée en deux lobes; la lèvre inférieure a trois lobes plus larges, avec celui du milieu en forme de cœur inversé. Leur couleur va du rose au bleu-violet, et elles sont tachetées de pourpre sur la lèvre supérieure. Floraison précoce en mars-avril, jusqu’à l’automne.
Toute la plante émet une odeur balsamique agréable, et a un goût aromatique rappelant la menthe avec une pointe d’amertume ou d’âcreté pour les feuilles et tiges ; la fleur est plus suave.

Bienfaits :

Traditionnellement, on a largement employé le lierre terrestre pour soigner les affections pulmonaires (bronchites chroniques, asthme) y compris la tuberculose. Il a également servi à soigner l’atonie gastrique, les affections urinaires (calculs) et les leucorrhées. Par voie externe, on l’a utilisé pour soigner les abcès et les furoncles.
Indiquée pour la rhinite, bronchite, asthme, emphysème pulmonaire, toux, abcès, furoncles, maux de tête, foie, vessie et la gastrite entérite, elle s’utilise comme suit :

Usage interne :

– Teinture à raison de 4 cuillerées à thé par jour.
– 8 g infusion trois minutes 250 ml d’eau bouillante. Boire 2-3 tasses par jour, sucré avec du miel entre les repas
– Pour l’asthme, gastrite, entérite, hépatiques et rénales troubles, préparer une infusion plus concentrée de 50 g de lierre, à 1 litre d’eau bouillante.
– Pour la bronchite, le catarrhe, préparer un sirop très efficace de 100 g de lierre, et brassé avec 250 ml d’eau, puis laissez tremper pendant 10 heures puis filtrer. Ajouter 250 ml de miel et laissez donner un peu chaud.
– Réfrigéré dans des flacons fermés hermétiquement. Administrer 3-4 cuillères à soupe par jour.

Usage externe :

– Infusion et inhalateurs sont utiles pour les rhumes et rhinites.
– Jus de lierre frais appliqués comme une aspiration nasale est un très bon remède contre la migraine.
– L’huile est obtenue par macération de lierre, 10 poignées d’herbe dans un litre d’huile d’olive. Macération pendant 1 mois au soleil et utilisée comme compresses appliquées sur les plaies et les troubles inflammatoires.
– Les feuilles fraîches seront utilisées en cataplasmes sur les abcès et les furoncles.

En cuisine :

Les feuilles (cueillies et utilisées avec les tiges) parfument agréablement les boissons et les desserts. Elles se marient bien avec les amandes, y compris le lait d’amande. Elles peuvent aussi s’utiliser en salé, ciselées et incorporées dans du fromage ou en mélange avec d’autres plantes dans des salades. Les fleurs servent en général de décoration comestible.
Essayez de mêler une feuille de lierre terrestre à 2 œufs battus pour en faire une omelette : vous serez surpris par l’arôme de cette herbe. Vous pouvez aussi l’utiliser avec des viandes blanches en fin de cuisson.

Le tussilage, tussilago farfara

Description :

Le tussilago farfara (nom latin du tussilage) est composé des deux mots latins tussis (toux)
et agere (chasser), ce qui démontre bien l’utilisation efficace de cette plante médicinale comme étant un fait établi depuis longtemps : le tussilage chasse la toux.
Si on l’appelle également pas d’âne, c’est que c’est en effet l’empreinte du pas d’un âne que rappelle la forme de la feuille du tussilage, très facilement reconnaissable. Le tussilage possède d’autres noms, plus farfelus les uns que les autres, par exemple : racine de peste, procheton, chou de vigne, chasse- toux, pied de baudet, pied de poulain, pas de cheval, taconnet, plisson, béchion, et j’en passe. Ses feuilles, justement, sont très facilement reconnaissables à leur forme de cœur et leur contour un peu dentelé. Le dessus (visible) de la feuille est d’un vert herbe standard, mais un duvet blanchâtre recouvre le dessous de la feuille. La tige est assez épaisse, et lorsqu’elle est brisée, elle libère une odeur fraîche de poivre. On en trouve littéralement partout; en Amérique du Nord comme en Europe, le tussilage pouvant être considéré comme une mauvaise herbe, se répand très aisément dans la nature, surtout dans les terrains argileux.

La feuille du tussilago farfara
Feuille de tussilage

Bienfaits :

Les bienfaits du tussilage sont multiples et reconnus. Le tussilage calme la toux, éclaircit la voix, soulage les bronches irritées tout en les dilatant, et facilite ainsi la respiration en cas d’asthme. Le tussilage, cette plante fabuleuse, peut se consommer de diverses façons.
Le tussilago farfara en inhalation relaxe, dilate les bronches et calme le mal de gorge ainsi que la toux. Ce n’est cependant pas la méthode de consommation le plus typique du tussilage. Le plus souvent, en infusion pour faire une tisane de tussilage en se servant des feuilles ou même des fleurs printanières. Des compresses peuvent être faites avec les feuilles et appliquées sur des plaies, ou même sur la peau dépourvue de plaies, comme le tussilage rend la peau souple et douce.

Fleur comestible tussilage
Fleur comestible de tussilago farfara

En cuisine :

Les fleurs sont excellentes en salade. Leur tige est juteuse, légèrement sucrée et aromatique. Idem pour les jeunes feuilles. Plus caoutchouteuses, un peu difficile à mâcher les feuilles plus âgées devront de préférence être bouillie. Àprès avoir brûlé des feuilles préalablement séchées, on fabrique un substitut de sel qui est beaucoup plus riche en chlorure de potassium qu’en chlorure de sodium ce qui est super car il est meilleurs pour la santé et, par conséquent, convient parfaitement au personnes qui doivent suivre un régime sans sel. On prépare le sel de tussilage en faisant d’abord sécher les feuilles puis en les faisant brûler (à l’extérieur, il en va de soi) par petites quantités à l’ aide d’un récipient de métal. On prend ensuite les cendres que l’on tamise à l’aide d’une passoire à riz .Par la suite on conserve notre sel de tussilago farfara dans un contenant hermétique de style mason.

Attention :

Le tussilage est contre-indiqué aux femmes enceintes ou à celles qui allaitent, aux enfants de moins de 6 ans, aux personnes souffrant d’une maladie du foie.

La carotte sauvage ( daucus carota )

Les infusions de graines de carottes sauvages ou non, sont diurétiques (augmentent les sécrétions urinaires) donc hypotensives…

Attention :

La carotte sauvage peut être confondue avec d’autres ombellifères mortellement toxiques comme la grande ciguë (Conium maculatum). Quand la plante est en fleurs, pas de problème ! La fleur rouge ou noir du centre de l’ombelle de la carotte permet de certifier notre identification. Mais quand la plante n’a que des feuilles ça se corse ! Regardez bien la tige : celle de la carotte est poilue et sans tache ; celle de la ciguë, tachetée de rouge à la base est glabre (c’est-à-dire sans poil). N’oubliez pas de froisser les feuilles pour sentir l’odeur de la plante : celle de la carotte est bien connue tandis que celle de la ciguë est désagréable et rappelle l’urine de rat. Et pour vous rassurer, sachez qu’aucune plante toxique de la famille des Ombellifères n’a de poil.

Voici quelques images pour vous aidez a identifier la carotte sauvage comestible

La carotte sauvage (Daucus carota), très proche par son allure et son odeur à celle cultivée est une plante très commune de la famille des Ombellifères (Apiacées). Ses ombelles de fleurs blanches égayent les bords de chemins et routes, les prairies, cultures et friches de mai à octobre.
La carotte est une plante bisannuelle. Les feuilles, finement découpées comme la carotte cultivée, forment une rosace la première année. Les ombelles de fleurs blanches apparaissent la deuxième année avec le plus souvent en leur centre une fleur stérile de couleur différente allant du rose au pourpre sombre. A la base de l’ombelle se trouvent une couronne de feuilles longues et découpées, appelées bractées. A maturité les rayons de redressent et les fruits couverts de crochets sont comme emprisonnés à l’intérieur.

Bienfaits

– Les infusions de graines de carottes sauvages ou non, sont diurétiques (augmentent les sécrétions urinaires) donc hypotensives…
– Carminatives : (favorisant l’expulsion des gaz intestinaux et de l’estomac), digestion difficile ? mâchez des graines de carotte… ou buvez une tisane.
– Galactogène : pour les femmes allaitant leurs bébés, une infusion de graines de carotte favorise la lactation.

En cuisine

La plante entière est comestible. Elle peut être consommée crue, cuite ou en aromate.
La racine est blanche. Elle doit être ramassée à la fin de la première année avant que la floraison n’épuise les réserves contenues dans la racine. Cueillies d’octobre à mars, elle est tendre et charnue mais plus fibreuse qu’une carotte cultivée. Sauvage ou domestiquée, elles se consomment de la même façon.
Les fanes peuvent être utilisées dans les soupes, gratin, pesto, jus vert… on choisit les jeunes feuilles qui sont plus tendres que les plus âgées.
Les fleurs peuvent ajoutées dans les salades pour les décorer et les parfumer. On peut aussi en faire des beignets.
Le parfum des fruits est agréable et rappelle la poire, mais seulement cueillis au bon moment ni trop vert, ni trop mur ! Ils parfument toute sorte de desserts et boissons.

Faites revenir un oignon ciselé sans coloration et 3 bonnes poignées de feuilles de carotte sauvage, mettez-y 3 grosses pommes de terre, mouillez à l’eau, ou au bouillon de légumes, sel, poivre, laissez cuire à frémissement, à couvert pour palier une perte trop importante de vitamines, évitez impérativement la cuisson sous pression ou pire le micro-onde !!!
Mixez le tout et mettez une pincée de graines de sésame avant de servir.