Le nombril de Vénus, Umbilicus rupestris

Le nombril de Vénus est une plante succulente vivace, souvent présente près de murs, dans des crevasses rocheuses et sur les couvertures pierreuses, principalement sur des substrats acides, à faible altitude. Quelques spécimens ont même été répertoriés comme une plante épiphyte sur les branches des grands arbres. Les racines, petites et peu profondes, sont facilement arrachées à la roche lors de la suppression maladroite de quelques feuilles.

Les feuilles sont arrondies, peltées, poussant en rosette avec un nombril (dépression) central sur une longue tige. De forme concave, celles-ci sont charnues, mesurent de 1,5 à 7 cm de diamètre, à marge crénelée. Elles deviennent progressivement plus petites sur la tige en hauteur.

Les fleurs (6 à 10 mm de long) sont blanc verdâtre ou jaune paille, en forme de cloche, pendantes et conservent des pointes effilées. Les nombreuses fleurs, en grappe dense, couvrent une tige florale haute de plus de 25 cm (jusque 50 cm), épaisse et debout (érigée). La floraison peut débuter dès avril et se finir en août, mais la période de floraison va souvent de mai à juillet. Le petit fruit vert qui découle de la pollinisation mûrit pendant l’été. La fructification est étendue de juillet à septembre.

Après un hiver contrasté (très doux puis très froid), avec un printemps particulièrement sec et ensoleillé, la plante devient intégralement rouge par la production d’anthocyanes (un pigment rouge).

Bienfaits

Les feuilles sont légèrement analgésiques. Le jus et l’extrait de la plante ont une longue réputation pour le traitement de l’épilepsie.

Les feuilles sont également exploitées en cataplasme et utilisées dans le traitement de légères brûlures.

Une décoction de feuilles est considérée comme diurétique et le jus extrait des feuilles est dit être excellent pour le traitement des inflammations du foie et de la rate.

Ses feuilles sont notamment très riches en vitamine C

En cuisine

Les feuilles, crues ou cuites, ont une saveur douce très acceptable en hiver et au début du printemps, elles peuvent être utilisées en quantité dans les salades. En revanche, elles deviennent plutôt fortes au goût en été et ne sont alors pas si agréables.

Bon à savoir : les feuilles sont meilleures au goût en hiver et au printemps, de janvier à mai. Les feuilles ne devraient être récoltées que quand il y a une bonne abondance, sur un plant de quelques années déjà, et ne prélevez que 2-3 feuilles sur chaque rosette. Attention au moment de la coupe des feuilles, car la plante entière peut facilement être détachée

Gaillet gratteron, Galium aparine

Le gaillet gratteron est une plante annuelle dont la floraison a lieu dès le mois de mai et jusqu’à la fin du mois d’octobre. En règle générale, on récolte la plante au printemps avant qu’elle ne fleurisse, en prenant soin de laisser ses racines en place.

 La tige est quadrangulaire de 30 à 120 cm de hauteur, fréquemment ramifiée présente de petits crochets lui permettant de se fixer aux plantes voisines. Les feuilles sont regroupées par 6 à 8 en verticilles, tous semblables. Elles sont munies de poils crochus à la face supérieure rendant cette adventice rugueuse au toucher. Les mêmes poils crochus et rigides sont présents sur l’arête de la tige carrée rendant possible l’ « ascension », au cours de la croissance, de la plante dans la culture. Les fleurs petites et blanches partent de l’aisselle des feuilles.

Bienfaits

Le gaillet gratteron présente des propriétés intéressantes, grâce à ses différents composants et principes actifs. Il s’agit d’une plante médicinale utilisée en phytothérapie, et dont les principaux constituants sont les alcanes, les tanins, les flavonoïdes, les saponosides, les hétérosides, les iridoïdes, l’amidon, les glucosides et la vitamine C.

Le gaillet gratteron est donc utilisé pour :

  • apaiser les irritations ;
  • lutter contre les désagréments liés au psoriasis ou à l’eczéma ;
  • détoxifier le foie ;
  • résorber les ganglions ;
  • soigner la goutte ;
  • éviter la rétention d’eau (effet diurétique) ;
  • soigner les problèmes circulatoires et améliorer la circulation sanguine ;
  • arrêter le saignement en cas de blessure ;
  • cicatriser les plaies ;
  • éliminer les calculs.

En cuisine

Le gaillet gratteron est une plante commune qui est consommable. Vous pouvez par exemple :

  • Préparer une boisson avec le fruit du gaillet gratteron : cette plante fournit en effet un fruit qui, s’il est torréfié, dégage une odeur très similaire à celle du café. Il est indispensable de le moudre, de la même façon qu’avec les grains de café.
  • Mitonner potages et veloutés de légumes en y ajoutant les tiges et les feuilles de la plante.
  • Créer toutes sortes de salades rafraîchissantes et riches en vitamines, auxquelles vous incorporerez feuilles et/ou tiges crues de gaillet gratteron.
  • Préparer de succulents beignets en utilisant les feuilles et la partie supérieure des jeunes tiges.
  • Accompagner une viande blanche ou un poisson avec les jeunes pousses de gaillet gratteron revenues dans un filet d’huile d’olive ou un soupçon de beurre et agrémentées d’ail, de persil et d’un peu d’échalote.

Bon à savoir : plus la plante est âgée, plus son goût peut être amer. Utilisez donc de préférence de jeunes tiges et de jeunes feuilles pour préparer vos recettes.