Tête de violon

Les têtes de violons ou crosse de fougères sont comestible à condition d’être bien préparé, sinon elle risque de provoquer de forte diarrhée et des maux de ventre

Matteuccia Struthiopteris, fougère d’autruche, fougère plume d’autruche, fougère allemande, crosse de fougère

étendue de tête de violon trop déroulé pour être consommé
Belle étendu de jeunes Matteuccia Struthiopteris

Identification :

La hauteur de la fougère d’autruche une fois à maturité varie entre 80cm à 1.60 mètre. La présence d’écailles brunes sur la base élargie de la nervure centrale est un trait distinctif de l’espèce. Certaines espèces non comestible ont un duvet blanchâtre ou brun ou pas d’écailles, attention de ne pas les confondre avec les fougères comestibles

La fougère plume d’autruche peut être trouver en ces lieux : Amérique du nord, Europe et en Russie, Chine, Japon.

identification de matteuccia Struthiopteris
Aide identification de la fougère d’autruche
tête de violon prête à être cueilli
Meilleur moment pour cueillir les têtes de violon

Bienfaits :

Plusieurs études démontre qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaire de certains cancers et d’autres maladies chronique. Toutefois les tête de violon sont souvent cueillis dans des lieu non contrôlé par des personne qui ne connaissent pas nécessairement les détails des lieux de cueillettes, donc si ces lieux sont polluer par le mercure ou le plomb (bord de rivière pollué) personne ne peut vraiment garantir les bienfaits des crosses de fougères, à moins quelles ne soit issue de culture contrôlé.


Matteuccia Struthiopteris une plante sauvage comestible bourré de protéines

Les têtes de violon contiennent une grande quantité de protéines comparativement aux autres légumes. Pour un même poids, elle contient environ 2 fois plus de protéines que l’asperge, le chou-fleur et le brocoli, et jusqu’à 3 à 4 fois plus que le navet, la carotte et la laitue.
Par contre notez que les protéines contenues dans les légumes sont
incomplètes, c’est-à-dire qu’elles ne contiennent pas tous les acides aminés essentiels à l’organisme.

En cuisine :

Les têtes de violons ou crosse de fougères sont comestible à condition d’être bien préparé, sinon elle risque de provoquer de forte diarrhée et des maux de ventre. Cela ne doit toutefois pas vous décourager, c’est facile à cueillir et à apprêter et c’est absolument délicieux je qualifierais le gout entre l’asperge, la courgette et l’haricot jaune ou plutôt un mélange de ces trois légumes.


Comment consommer les têtes de violon sans danger :
  1. Assurez-vous qu’il s’agit bien de la fougère d’autruche qui est une variété de fougère comestible. Les deux variétés de fougère comestible sont : Osmunda Cinnamomea et Matteuccia Struthiopteris, ici nous décrivont : Matteuccia Struthiopteris
  2. Cueillez la plante dans un endroit peu ou pas pollué (comme tout les plantes que vous prévoyez consommer. Si vous les achetez assurer vous quelles soit les plus fraîche possible
  3. Enlever le plus d’écaille brune possible avant de commencer la préparation.
  4. Couper les bouts de tiges noir ou brunâtre s’il y en a.
  5. Faites bouillir dans trois eaux différentes pendant deux minute dans chaque eau en rinçant à l’eau froide entre chaque eau.
  6. Si les têtes de violon ne vous semblent pas fraîches ou tout simplement bizarre à comparer les autres jetez les.

En suivant ces 6 étapes vous serez sûr à 100% de pouvoir consommer vos crosses de fougères sans danger.

La meilleure recette de tête de violon mariné

Ingrédients :
  • 200 grammes de têtes de violon
  • Un mélange de ⅓ d’eau pour ⅔ de vinaigre
  • 4 cuillère à soupe d’huile de canola
  • 2 gousse d’ail couper en 4 (si vous avez de l’ail des bois ajouter en une dizaine)
  • 3 cuillère à thé de sel
  • 1 cuillère à thé de sucre
  • ½ cuillère à thé de poivre en grains
  • Une pincée de romarin
Préparation :
  1. Enlever toutes les écaille brune des tête de violon
  2. Faites bouillir les têtes de violons en 4 eaux en changeant l’eau chaque fois. Faites bouillir 2 minutes à chaque eau (servez vous d’une passoire et rincer les à l’eau froide après les trois premières eaux
  3. Mettre tous les ingrédients dans un pot avec couvercle (préférences un pot style mason)
crosse de fougère blanchie
crosse de fougère blanchie

Danger :

Assurez-vous de bien préparer les têtes de violon. Mal préparé elle peuvent causées nausées, maux de ventre, diarrhée et maux de tête. Attention de ne pas confondre avec d’autre variété de fougères toxique comme Pteridium Aquilinum.

La berce Spondyle, Heracleum sphondylium

L’espèce Heracleum répertorie plus de 70 espèces dans le monde. On le retrouve un peu partout, en lisière de forêt, les sols frais et riches en éléments nutritifs, les prairies agricoles en excès de fumure, dans les clairières, les haies de bocage, les bords de route et en plante ornementale dans les jardins. La berce spondyle est aussi appelée berce commune, charavie, panais de vache, patte d’ours, fausse acanthe, herbe du diable, berce branc-ursine.

La Berce Spondyle est une grande plante vivace qui atteints facilement 1m50, a une grosse tige cannelée, des poils raides. Ses feuilles sont composées de 3 à 7 folioles, très larges et dentées. Les gaine des pétioles sont très développées. Les ombelles de fleurs blanches mesurent jusqu’à 20 cm. Les fruits sont ovales et aplatis. Facile a cueillir car la plante est grande et souvent pousse en famille. Au printemps on ramasse ses jeunes feuilles plissées a la couleur vertes luisantes. Les feuilles plus âgées se cueillent une toute l’année. Les fruits (graines), seront ramassés de juillet à octobre.

Bienfaits

La berce spondyle est hypotensive, diurétique, tonique (utile en cas de fatigue et de stress) , digestive. 

Elle est également très connue comme stimulant sexuel, la racine fraîche traite l’impuissance et le fruit est aphrodisiaque.

La berce est utilisée en décoction appliquée sur des compresses pour soigner les abcès, l’acné, les furoncles, les infections cutanées ou pour réduire les douleurs articulaires dues aux rhumatismes.

En cuisine

Tout est bon dans la berce. Ses jeunes feuilles vert tendres se dégustent en balade ou s’ajoutent aux salades. Plus âgées, elles aromatisent délicieusement les soupes ou se cuisinent cuites. Les bourgeons floraux se cuisent à la vapeur et se mangent avec une sauce blanche. Les tiges, pelées, se croquent telles quelles ou s’utilisent cuites. Les fruits ont une forte saveur aromatique et peuvent par exemple relever un mélange de poivres. Même les racines pourraient servir de condiment.

On y découvre des arômes de mandarine, puis de noix de coco. Un légume réellement surprenant, qui se retrouve en quantité et promet des récoltes abondantes.

Sirop aux fruits de berce

Ingrédients

pour 25 cl de sirop :

  • 100 g de sucre
  • 1/2 litre d’eau
  • 1 poignée de fruits de berce (30 g env.)
  • 1 cuillerée à café de miel
  • Fleurs comestibles de saison (bourrache, souci, coquelicot, capucine…)

Préparation :

  1. Faire un sirop en portant à ébullition 100 g de sucre et 1/2 litre d’eau.
  2. Ajouter les fruits de la berce, puis laisser réduire de moitié, à feu moyen, de manière à les faire éclater. Ils dégageront ainsi tout leur arôme.
  3. On peut filtrer en partie la préparation.
  4. Ajouter une cuillerée à café de miel et mélanger.
  5. Laisser refroidir avant de garnir de fleurs comestibles de saison.
  6. Ajouter un peu de ce sirop dans une salade de fruits pour la parfumer.

Mise en garde

Attention aux confusions avec d’autres apiacées potentiellement toxiques! La pilosité dure et l’odeur aromatique de la berce commune sont néanmoins caractéristiques.

Par ailleurs, la sève peut provoquer des brûlures si elle est mise en contact avec la peau puis exposée à la lumière car elle contient des furanocoumarines photosensibilisantes. (La berce commune est cependant bien moins virulente que la berce du Caucase) A noter: l’ingestion de berce commune induit en conséquence une (très) légère photosensibilité de l’organisme.

Le nombril de Vénus, Umbilicus rupestris

Le nombril de Vénus est une plante succulente vivace, souvent présente près de murs, dans des crevasses rocheuses et sur les couvertures pierreuses, principalement sur des substrats acides, à faible altitude. Quelques spécimens ont même été répertoriés comme une plante épiphyte sur les branches des grands arbres. Les racines, petites et peu profondes, sont facilement arrachées à la roche lors de la suppression maladroite de quelques feuilles.

Les feuilles sont arrondies, peltées, poussant en rosette avec un nombril (dépression) central sur une longue tige. De forme concave, celles-ci sont charnues, mesurent de 1,5 à 7 cm de diamètre, à marge crénelée. Elles deviennent progressivement plus petites sur la tige en hauteur.

Les fleurs (6 à 10 mm de long) sont blanc verdâtre ou jaune paille, en forme de cloche, pendantes et conservent des pointes effilées. Les nombreuses fleurs, en grappe dense, couvrent une tige florale haute de plus de 25 cm (jusque 50 cm), épaisse et debout (érigée). La floraison peut débuter dès avril et se finir en août, mais la période de floraison va souvent de mai à juillet. Le petit fruit vert qui découle de la pollinisation mûrit pendant l’été. La fructification est étendue de juillet à septembre.

Après un hiver contrasté (très doux puis très froid), avec un printemps particulièrement sec et ensoleillé, la plante devient intégralement rouge par la production d’anthocyanes (un pigment rouge).

Bienfaits

Les feuilles sont légèrement analgésiques. Le jus et l’extrait de la plante ont une longue réputation pour le traitement de l’épilepsie.

Les feuilles sont également exploitées en cataplasme et utilisées dans le traitement de légères brûlures.

Une décoction de feuilles est considérée comme diurétique et le jus extrait des feuilles est dit être excellent pour le traitement des inflammations du foie et de la rate.

Ses feuilles sont notamment très riches en vitamine C

En cuisine

Les feuilles, crues ou cuites, ont une saveur douce très acceptable en hiver et au début du printemps, elles peuvent être utilisées en quantité dans les salades. En revanche, elles deviennent plutôt fortes au goût en été et ne sont alors pas si agréables.

Bon à savoir : les feuilles sont meilleures au goût en hiver et au printemps, de janvier à mai. Les feuilles ne devraient être récoltées que quand il y a une bonne abondance, sur un plant de quelques années déjà, et ne prélevez que 2-3 feuilles sur chaque rosette. Attention au moment de la coupe des feuilles, car la plante entière peut facilement être détachée

Gaillet gratteron, Galium aparine

Le gaillet gratteron est une plante annuelle dont la floraison a lieu dès le mois de mai et jusqu’à la fin du mois d’octobre. En règle générale, on récolte la plante au printemps avant qu’elle ne fleurisse, en prenant soin de laisser ses racines en place.

 La tige est quadrangulaire de 30 à 120 cm de hauteur, fréquemment ramifiée présente de petits crochets lui permettant de se fixer aux plantes voisines. Les feuilles sont regroupées par 6 à 8 en verticilles, tous semblables. Elles sont munies de poils crochus à la face supérieure rendant cette adventice rugueuse au toucher. Les mêmes poils crochus et rigides sont présents sur l’arête de la tige carrée rendant possible l’ « ascension », au cours de la croissance, de la plante dans la culture. Les fleurs petites et blanches partent de l’aisselle des feuilles.

Bienfaits

Le gaillet gratteron présente des propriétés intéressantes, grâce à ses différents composants et principes actifs. Il s’agit d’une plante médicinale utilisée en phytothérapie, et dont les principaux constituants sont les alcanes, les tanins, les flavonoïdes, les saponosides, les hétérosides, les iridoïdes, l’amidon, les glucosides et la vitamine C.

Le gaillet gratteron est donc utilisé pour :

  • apaiser les irritations ;
  • lutter contre les désagréments liés au psoriasis ou à l’eczéma ;
  • détoxifier le foie ;
  • résorber les ganglions ;
  • soigner la goutte ;
  • éviter la rétention d’eau (effet diurétique) ;
  • soigner les problèmes circulatoires et améliorer la circulation sanguine ;
  • arrêter le saignement en cas de blessure ;
  • cicatriser les plaies ;
  • éliminer les calculs.

En cuisine

Le gaillet gratteron est une plante commune qui est consommable. Vous pouvez par exemple :

  • Préparer une boisson avec le fruit du gaillet gratteron : cette plante fournit en effet un fruit qui, s’il est torréfié, dégage une odeur très similaire à celle du café. Il est indispensable de le moudre, de la même façon qu’avec les grains de café.
  • Mitonner potages et veloutés de légumes en y ajoutant les tiges et les feuilles de la plante.
  • Créer toutes sortes de salades rafraîchissantes et riches en vitamines, auxquelles vous incorporerez feuilles et/ou tiges crues de gaillet gratteron.
  • Préparer de succulents beignets en utilisant les feuilles et la partie supérieure des jeunes tiges.
  • Accompagner une viande blanche ou un poisson avec les jeunes pousses de gaillet gratteron revenues dans un filet d’huile d’olive ou un soupçon de beurre et agrémentées d’ail, de persil et d’un peu d’échalote.

Bon à savoir : plus la plante est âgée, plus son goût peut être amer. Utilisez donc de préférence de jeunes tiges et de jeunes feuilles pour préparer vos recettes.

Aneth – Anethum Graveolens

l’aneth est une plante qui pousse à l’état sauvage dans certains pays d’Eurasie. Elle a plusieurs bienfaits et est toujours bien apprécié avec du poisson ou des cornichons comme dans cette recette de dorade à l’aneth


L’aneth (Anethum Graveolens – Apiacées) est originaire d’Asie mineure, il est d’ailleurs le sujet d’un traité médical égyptien qui remonte à 5 000 ans, ce qui signifie que les vertus de cette herbe aromatique, que l’on appelle encore fenouil bâtard, sont connues depuis bien longtemps.
Chez les Romains, il était symbole de vitalité, de sorte que les gladiateurs en consommaient dans leurs repas pour avoir plus de force et de résistance. L’aneth a fini par voyager aux pays du nord, c’est alors que les Anglo-saxons eurent aussi le coup de foudre pour cette herbe. 
Plante de la famille des apiacées, l’aneth pousse dans les climats chauds.
Sa grande tige vert bleuté porte de longues feuilles filiformes en forme de rameaux. Ses fleurs, jaune pâle, se présentent en ombelles. Ce sont elles qui contiennent les graines, fruits d’automne de la plante. Ces graines, ovales et brun clair, ressemblent aux graines de carvi. 
L’aneth pousse au bord des chemins ou sur les terrains vagues ; il aime les sols secs et pierreux. On le récolte principalement dans les pays scandinaves, la Russie et la Grande-Bretagne, entre mai et septembre.

Aneth sauvage, Anethum graveolens
Branche d’aneth sur fond blanc

Bienfaits

L’aneth est une plante très riche en propriétés médicinales. Feuilles et graines, en plus d’être comestibles et de parfumer agréablement les plats, peuvent soulager de nombreux maux quotidiens. Ainsi, de vieux recueils d’herboristes mettent en avant son efficacité sur le hoquet. On lui reconnaît également des vertus digestives et stimulantes : mâcher ses graines après un repas, c’est s’assurer d’une bonne digestion. Elles agissent donc efficacement sur le fonctionnement intestinal et leur goût, subtilement anisé et tellement frais, laisse une haleine fraîche.

En infusion, l’aneth est aussi reconnu pour avoir une action antispasmodique. Il est bon pour stimuler l’appétit et les fonctions d’élimination, notamment grâce à la grande quantité de potassium qu’il contient, à l’effet diurétique. Enfin, l’huile essentielle d’aneth est, quant à elle, d’avantage utilisée pour ses propriétés sédatives. Cette plante est en effet un formidable calmant naturel.

En cuisine Indissociable du saumon, l’aneth fait pourtant des miracles avec d’autres ingrédients. En sushi, salade, galette salée ou cake, cette petite herbe aromatique est très prisée pour des plats de la mer comme de la terre. Recette : Dorade aux agrumes

Recette : Dorade aux agrumes

  • 2 dorades de 350 gr, Poivre noir du moulin, Sel, 8 brins d’aneth, 6 tiges de menthe, 6 brins d’estragon, 4 citrons verts, 2 pamplemousses roses, 2 oranges, 2 citrons, 2 échalotes, 2 gousses d’ail, 1 petit piment rouge, 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, 1 cuillère à soupe de beurre, 4 feuilles de laurier, 380 ml de bouillon de poisson.
  • Nettoyez les daurades et rincez les bien, Salez et poivrez l’intérieur. Faites des incisions dans les dorades et placez l’aneth, la menthe, l’estragon et des tranches de citron vert sans le zeste, dans les incisions. Épluchez les pamplemousses, les oranges, les citrons et 1 citron vert, et pelez-les à vif. Pressez bien les pelures. Coupez les échalotes et l’ail en rondelles. Epépinez le piment et coupez-le en morceaux. Faites chauffer l’huile et le beurre à feu vif dans une grande cocotte. Faites-y revenir l’ail, les échalotes, le piment et le laurier pendant 1 minute. Ajoutez le poisson, les agrumes et le jus. Laissez mijoter 3 minutes. Pour finir Versez le bouillon par-dessus, couvrez et laissez mijoter 5 à 10 minutes jusqu’à ce que le poisson soit cuit. Servez avec de la purée.

Remarque

Aucune contre indication n’a été répertoriée a ce jour concernant l’utilisation de l’Aneth.

Pourpier (Portulaca oleracea)

Description du pourpier :

Le pourpier est une plante annuelle, herbacées, aux tiges rampantes s’étalant sur 10-30 cm On l’appelle aussi le pourpier potager, le pourpier des jardins, le pourpier maraicher ou encore la porcelaine. C’est une plante qui pousse un peu partout : dans les champs, dans les vignes, dans les terrains pauvres et compactés dans les potagers. Ses tiges charnues sont le plus souvent rougeâtres.
Le pourpier pousse dans les zones chaudes. Il aime le plein soleil, la chaleur et l’humidité. Les feuilles sessiles et charnues sont de forme obovales oblongues. Les fleurs jaunes, également sessiles, sont solitaires ou agglomérées. Le fruit est une capsule ovoïde, contenant de nombreuses graines, noires et luisantes.

portulaca oleracea sauvage comestible
portulaca oleracea en détail

portulaca oleracea
Pourpier sauvage comestible

Bienfaits du pourpier :

Doté de propriétés anti oxydantes, le pourpier, à la base du fameux “régime crétois”, contribue à la prévention des maladies cardiovasculaires.
Il est également diurétique, et donc très intéressant lorsqu’on veut nettoyer un peu son organisme des excès que l’on a pu faire : c’est un excellent aliment pour détoxifier l’organisme.
Très riche en Vitamine C (moins que le citron mais plus que la pomme)
Le pourpier est aussi riche en vitamine E et en minéraux.
Appliqué directement sur la peau, son suc est hydratant, adoucissant, cicatrisant, anti- inflammatoire, assainissant, antibactérien.
Il calme les irritations cutanées et favorise la cicatrisation des petites blessures.
Mâcher quelques feuilles calmerait l’inflammation des gencives et même les maux de gorge.
En tisane, les jeunes feuilles séchées sont diurétiques, dépuratives et calment les irritations digestives (une demi-cuillère à soupe par tasse).
En cas d’acné, on peut les associer au pissenlit (racine) ou à la pensée sauvage (fleurs) pour une cure dépurative.

Portulaca orelacea
Pourpier comestible à l’état sauvage

Cuisiner le pourpier :

Aliment peu calorique mais riche en oligo-éléments (potassium, magnésium et calcium). Les jeunes tiges et feuilles se consomment en salade. Leur goût est légèrement acidulé. Il peut être cuit dans une soupe ou une omelette.

Salade de pourpier à la fêta :

  • 400g de pourpier
  • 100g de fêta grecque
  • Quelques pignons de pin
  • Huile d’olive
  • Une betterave jaune crue
  • Citron

Préparation :

  1. Éplucher la betterave et la couper finement à l’aide d’une mandoline.
  2. Préparer une vinaigrette avec l’huile d’olive et le jus de citron
  3. Disposer sur les assiettes des feuilles de pourpier lavées et assaisonnées, décorer avec des tranches de betterave, ajouter des dés de fêta et quelques pignons de pin.
  4. Servir aussitôt

Attention :

Aucune contre-indication ni variété toxique n’a été répertoriée concernant le pourpier, mais il est toujours nécessaire de rappeler de bien laver les feuilles avant de les consommer en raison de bactéries ou insectes qui pourraient s’inviter dessus et causer des douleurs abdominales, nausées ou encore vomissements et perte de connaissance.

Lierre terrestre, Glechoma hederacea

le lierre terrestre est une plante sauvage comestible qui est très aromatique elle a un délicieux goût mentholé et peut être utilisée dans plusieurs recettes

Description :

Présent partout, dans les jardins comme dans les fossés, les bois, sur les pelouses ou les champs, le lierre terrestre est une plante vivace et rampante, que ses stolons rendent facilement envahissante.
Les fleurs, groupées par deux, trois ou quatre (parfois plus) à l’aisselle des feuilles, sont portées sur des hampes florales érigées dont la hauteur varie de 5 à 30 cm. Elles sont latéralement symétriques. Leur calice tubuleux et droit a 15 nervures et 5 dents légèrement inégales. Leur corolle bilabiée, longue de 10 à 20 mm, a un tube droit et saillant fait de 5 pétales soudés. La lèvre supérieure est dressée, plane et échancrée en deux lobes; la lèvre inférieure a trois lobes plus larges, avec celui du milieu en forme de cœur inversé. Leur couleur va du rose au bleu-violet, et elles sont tachetées de pourpre sur la lèvre supérieure. Floraison précoce en mars-avril, jusqu’à l’automne.
Toute la plante émet une odeur balsamique agréable, et a un goût aromatique rappelant la menthe avec une pointe d’amertume ou d’âcreté pour les feuilles et tiges ; la fleur est plus suave.

Bienfaits :

Traditionnellement, on a largement employé le lierre terrestre pour soigner les affections pulmonaires (bronchites chroniques, asthme) y compris la tuberculose. Il a également servi à soigner l’atonie gastrique, les affections urinaires (calculs) et les leucorrhées. Par voie externe, on l’a utilisé pour soigner les abcès et les furoncles.
Indiquée pour la rhinite, bronchite, asthme, emphysème pulmonaire, toux, abcès, furoncles, maux de tête, foie, vessie et la gastrite entérite, elle s’utilise comme suit :

Usage interne :

– Teinture à raison de 4 cuillerées à thé par jour.
– 8 g infusion trois minutes 250 ml d’eau bouillante. Boire 2-3 tasses par jour, sucré avec du miel entre les repas
– Pour l’asthme, gastrite, entérite, hépatiques et rénales troubles, préparer une infusion plus concentrée de 50 g de lierre, à 1 litre d’eau bouillante.
– Pour la bronchite, le catarrhe, préparer un sirop très efficace de 100 g de lierre, et brassé avec 250 ml d’eau, puis laissez tremper pendant 10 heures puis filtrer. Ajouter 250 ml de miel et laissez donner un peu chaud.
– Réfrigéré dans des flacons fermés hermétiquement. Administrer 3-4 cuillères à soupe par jour.

Usage externe :

– Infusion et inhalateurs sont utiles pour les rhumes et rhinites.
– Jus de lierre frais appliqués comme une aspiration nasale est un très bon remède contre la migraine.
– L’huile est obtenue par macération de lierre, 10 poignées d’herbe dans un litre d’huile d’olive. Macération pendant 1 mois au soleil et utilisée comme compresses appliquées sur les plaies et les troubles inflammatoires.
– Les feuilles fraîches seront utilisées en cataplasmes sur les abcès et les furoncles.

En cuisine :

Les feuilles (cueillies et utilisées avec les tiges) parfument agréablement les boissons et les desserts. Elles se marient bien avec les amandes, y compris le lait d’amande. Elles peuvent aussi s’utiliser en salé, ciselées et incorporées dans du fromage ou en mélange avec d’autres plantes dans des salades. Les fleurs servent en général de décoration comestible.
Essayez de mêler une feuille de lierre terrestre à 2 œufs battus pour en faire une omelette : vous serez surpris par l’arôme de cette herbe. Vous pouvez aussi l’utiliser avec des viandes blanches en fin de cuisson.

Les sorbier, sorbus

Le Sorbier donne des grappes de petits fruit orange, ils sont meilleurs préparée en compote ou en gélée. Il doivent être consommé après un premier gel pour réduire leur amertume.

Description :

Le sorbier, qui est parfois un arbuste, est un arbre caducifolié dont la taille n’excède jamais quinze mètres de hauteur. Il arbore des feuilles possédant un nombre impair de folioles, lesquelles virent au rouge une fois l’automne venu.
Des corymbes de fleurs blanc crème très mellifères s’épanouissent entre avril et juin. Elles donnent, à l’automne, des grappes de baies rouge orange vif. Globuleuses, à peine plus grosses qu’un pois, elles portent le nom de sorbes (ou de cormes, en ce qui concerne S. domestica ou cormier).

Sorbus fruits
Grappe de fruits du sorbier oiseleur

Dépassant rarement une durée de vie d’un siècle, le sorbier est une essence spontanée des bois et des forêts clarifiées de l’hémisphère nord (Europe, nord de l’Asie) que l’on rencontre jusqu’à 2000 m d’altitude. Par ailleurs, il est très largement utilisé comme arbre d’ornement dans les parcs et les jardins.

Bienfaits :

Le sorbier est connu pour ses caractéristiques thérapeutiques astringentes, anti diarrhéiques, diurétiques et antiscorbutique.
Usages thérapeutiques :

  • Troubles de la sphère digestive : diarrhée, dysenterie, flux intestinaux rebelles chez le tuberculeux et le vieillard, nausée, maux d’estomac

Sorbus, comestible
Sorbier oiseleur dans la nature

  • Troubles de la sphère respiratoire : maux de gorge, enrouement, extinction de voix, toux, catarrhe pulmonaire
  • Troubles de la sphère urinaire et rénale : dysurie, strangurie, gravelle, colique néphrétique,
  • insuffisance rénale
  • Hémorroïdes
  • Leucorrhée
  • Muguet

En cuisine :

Sorbus, sorbier
Sorbier dans la ville

Partie comestible : fruits (sorbes) rouges à orangés, brillants, crus à goût amers à cause de leur forte teneur en tannin. Ils sont meilleurs après qu’ils aient subi un bon gel.
En Europe, beaucoup préfèrent la gelée de sorbes à la gelée de groseilles rouges. Puisqu’elle est légèrement amère, elle accompagne les rôtis demouton, la venaison et le lièvre. Son goût s’allie bien avec ceux des pommettes et des agrumes, marmelade et confitures.

Recette de gelée de sorbes :

Donne 15 pots moyens.

Ingrédients:

  • 4 lb (2 kg) de sorbes,
  • 1 lb (500 g) de pommes ou pommettes,
  • 1 c. à thé d’acide citrique ou tartarique,
  • eau,
  • sucre.
  1. Laver les fruits et couper les pommes ou pommettes en morceaux sans les peler ni enlever les pépins. Mettre dans une casserole et ajouter juste assez d’eau pour les couvrir.
  2. Faire mijoter entre 45 minutes/1 heure, en ajoutant de l’eau, si nécessaire jusqu’à ce que les fruitssoient pulpeux.
  3. Faire filtrer pendant plusieurs heures à travers une chausse à gelée.
  4. Mesurer le jus et le remettre dans la casserole avec un volume égal de sucre. Brasser jusqu’à ce que le sucre soit dissous.
  5. Faire bouillir à feu vif pendant 10 à 15 minutes jusqu’au stade de gelée, puis verser dans des pots stérilisés et sceller une fois les pots refroidis. Entreposer au frais et à l’obscurité.

Attention :

Les sorbes et les cormes sont indigestes à l’état cru, sauf quand elles sont blettes. C’est pourquoi il n’est pas recommandé de les cueillir trop tôt. Si les périodes de gel sont insatisfaisantes, on peut récolter les baies et les mettre dans le congélateur avant tout usage.

Le tussilage, tussilago farfara

Description :

Le tussilago farfara (nom latin du tussilage) est composé des deux mots latins tussis (toux)
et agere (chasser), ce qui démontre bien l’utilisation efficace de cette plante médicinale comme étant un fait établi depuis longtemps : le tussilage chasse la toux.
Si on l’appelle également pas d’âne, c’est que c’est en effet l’empreinte du pas d’un âne que rappelle la forme de la feuille du tussilage, très facilement reconnaissable. Le tussilage possède d’autres noms, plus farfelus les uns que les autres, par exemple : racine de peste, procheton, chou de vigne, chasse- toux, pied de baudet, pied de poulain, pas de cheval, taconnet, plisson, béchion, et j’en passe. Ses feuilles, justement, sont très facilement reconnaissables à leur forme de cœur et leur contour un peu dentelé. Le dessus (visible) de la feuille est d’un vert herbe standard, mais un duvet blanchâtre recouvre le dessous de la feuille. La tige est assez épaisse, et lorsqu’elle est brisée, elle libère une odeur fraîche de poivre. On en trouve littéralement partout; en Amérique du Nord comme en Europe, le tussilage pouvant être considéré comme une mauvaise herbe, se répand très aisément dans la nature, surtout dans les terrains argileux.

La feuille du tussilago farfara
Feuille de tussilage

Bienfaits :

Les bienfaits du tussilage sont multiples et reconnus. Le tussilage calme la toux, éclaircit la voix, soulage les bronches irritées tout en les dilatant, et facilite ainsi la respiration en cas d’asthme. Le tussilage, cette plante fabuleuse, peut se consommer de diverses façons.
Le tussilago farfara en inhalation relaxe, dilate les bronches et calme le mal de gorge ainsi que la toux. Ce n’est cependant pas la méthode de consommation le plus typique du tussilage. Le plus souvent, en infusion pour faire une tisane de tussilage en se servant des feuilles ou même des fleurs printanières. Des compresses peuvent être faites avec les feuilles et appliquées sur des plaies, ou même sur la peau dépourvue de plaies, comme le tussilage rend la peau souple et douce.

Fleur comestible tussilage
Fleur comestible de tussilago farfara

En cuisine :

Les fleurs sont excellentes en salade. Leur tige est juteuse, légèrement sucrée et aromatique. Idem pour les jeunes feuilles. Plus caoutchouteuses, un peu difficile à mâcher les feuilles plus âgées devront de préférence être bouillie. Àprès avoir brûlé des feuilles préalablement séchées, on fabrique un substitut de sel qui est beaucoup plus riche en chlorure de potassium qu’en chlorure de sodium ce qui est super car il est meilleurs pour la santé et, par conséquent, convient parfaitement au personnes qui doivent suivre un régime sans sel. On prépare le sel de tussilage en faisant d’abord sécher les feuilles puis en les faisant brûler (à l’extérieur, il en va de soi) par petites quantités à l’ aide d’un récipient de métal. On prend ensuite les cendres que l’on tamise à l’aide d’une passoire à riz .Par la suite on conserve notre sel de tussilago farfara dans un contenant hermétique de style mason.

Attention :

Le tussilage est contre-indiqué aux femmes enceintes ou à celles qui allaitent, aux enfants de moins de 6 ans, aux personnes souffrant d’une maladie du foie.

Médéole de virginie, medeola virginiana

la médéole de virginie, medeola virginiana est une plante sauvage des bois comestible, dont on consomme la racine bouillie comme une pomme de terre ou mariné

Description:

La plante médéole de Virginie est formée d’une seule tige qui peut atteindre 50 cm de hauteur. Elle porte deux étages de feuilles arrangés en verticilles. Les jeunes plantes ont un seul verticille et ressemblent beaucoup à la trientale boréale sans fleurs.
La médéole de Virginie passe souvent inaperçue sauf à l’automne, lorsqu’elle fructifie. C’est à ce moment qu’on remarque ses fruits bleu foncé dressés au-dessus des feuilles supérieures dont la base prend alors une coloration rouge vif.
Cependant, il vaut la peine de l’observer de près lorsqu’elle fleurit, car ses fleurs sont magnifiques avec leurs anthères orangées et leurs longs styles violets recourbés. Medeola virginiana est une plante sauvage des bois d’Amérique du Nord.

La fleur du médéole
Medeola virginiana en fleur

Plante sauvage comestible Medeola virginiana
La médéole de virginie est une plante sauvage des bois

Bienfaits:

La médéole se cultive à l’ombre, sur un sol riche. Son rhizome est délicieux cru. Il est alors croustillant comme un radis ou un concombre.
Les Amérindiens utilisaient la médéole comme appât en fixant un morceau de racine mâchée sur un hameçon.
Ses feuilles et ses baies prises en infusion servaient à soigner les convulsions chez les bébés, les fruits, les feuilles ou le rhizome sont consommés en tant que diurétique et anticonvulsif.

En cuisine:

On peut le faire bouillir comme une pomme de terre ou le mariner

Attention :

Aucune contre-indication ou toxicité n’a été répertoriée quant à la consommation de la médéole de virgine.

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